Objectif 2017 - UPTMA 105 km - 5500md+

Pourquoi courir, pourquoi à nouveau se fixer un objectif d’un ultra.

Cette année, j’aimerai faire l’Ultra Trail du Puy Mary – UTPMA en chiffres cela donne 105 km 5500md+



J’aime courir ; J’ai envie de retrouver les émotions et sensations que j’ai eu l’année dernière sur l’Aquaterra. J’ai envie de réussir à finir un truc de fou. J’ai envie de me laisser dans une préparation méticuleuse, j’ai envie d’essayer, j’ai envie de risquer de ne pas y arriver, j’ai envie de douter, j’ai envie de pleurer, de douleur, de désespoir, de bonheur.
Je veux choisir de vivre pleinement et dans le pleinement il y a cet ultra cette année.
Si la préparation se passe bien, si les sensations sont là, si le moral suit, je serai donc au départ de l’UTPMA le 17 juin 2017.

Je sais que je vais douter, l’année dernière émotionnellement ça a été intense. J’ai beaucoup douté de moi, au départ avec mon dossard, j’ai eu une grosse baisse de moral à l’arrivée.

Cette année je prépare mon mental.

J’attaque ma troisième année de course, et j’emmagasine des choses à conserver en moi pour les coups durs. Je me programme à me sortir de la situation.


Voici mes émotions positives qui se tiennent et m’encouragent à continuer et ne rien lâcher :
-        Le sourire de LOU
C’est pour moi, la plus grande des guerrières. Elle n’a pas pris de dossard au départ  d’un ultra, mais sa vie est loin d’être calme, il y en a du d+.. comme le profil de ma course elle a gravi les deux premières montagnes maintenant ça va couler tout seul. Elle mérite une vie douce et clémente. C’est ma première source de motivation. Lou m’a mise au sport.
Merci Lou

-        Les blagues à deux balles d’ENEA
Enéa a rejoint Lou parmi les guerrières. Il n’y en a pas une plus forte que l’autre, il y a juste deux demoiselles qui ne devraient pas livrer des combats aussi difficiles. Enéa est une Jedi.
Avec sa phrase fétiche ‘’L’amour est plus fort que tout’’ et sa blague ‘’c’est la chemise à qui ? La chemise à Caro’’, je l’embarque avec moi quand mon package de bonnes ondes.

-        Le sifflet de Lucile
J’ai rencontré Lucile par hasard pour un 5 km. Une petite fille, toute fine, toute simple. Ca ne paie pas de mine les enfants, on dirait des choses fragiles mais en fin de compte, il arrive à t’atomiser avec une phrase.
A l’arrivée alors que l’on avait fait monter son fauteuil sur le podium elle a dit avec son sourire pincée et timide ‘’C’est ma première coupe’’.
J’étais là pour sa première coupe. Alors certains diront … qu’ils disent. Je me suis sentie honorée, grandie et importante d’avoir été là pour la première coupe de Lucile. J’espère que Lucile en aura d’autre de coupes…

-          La gentillesse des coureurs and co
Des cons, on en rencontre. J’ai la chance incroyable de rencontrer des coureurs au cœur et à la générosité débordante.
Je ne l’ai citerai pas, de craintes d’en oublier…
Si je ne devais en citer qu’un je citerai Alain.

-        L’entraide, l’humilité, le partage
Un jour, il n’y a pas si longtemps, j’ai commencé un 5 km, trop rapide pour moi, on était en groupe. J’ai proposé au groupe de couper et de les rejoindre ensuite. Le groupe m’a entendu, soutenu. Je garde en mémoire la main posée sur ma nuque, non pas pour me pousser mais pour que je ne flanche pas.

Ce même jour, je croise le 3° de la course. En toute simplicité, il vient me parler, il me parle de mon blog, de mon CR de l’Aquaterra… j’ai adoré ce moment de partage, lui de gagnant de beaucoup de courses, simple humble qui discute simplement avec moi.

Une course, une balade n’est jamais aussi belle que quand elle est partagée, racontée.


-        L’amour
Je me souviens encore de l’émotion que j’ai eue quand au bout de 55 km passés dans la nuit j’ai revu mon homme. Quand tous les deux heures environ je le retrouvais au ravito. C’était ma course mais c’était tellement bon de savoir qu’il serait là.



Je n’ai aucune arrogance, je veux juste essayer. 

Je me lance dans la préparation et je ferai le point en cours de route pour voir où je me situe.




Commentaires

  1. Chacun de tes lecteurs, à sa façon, sera derrière toi ce jour. Tu es de ceux qui prennent le beau de ce port qui malgré les apparences n'a rien d'individuel. Ce n'est un combat que contre soi-même qui cesse quand nous comprenons que même avec votre corps nous faisons équipe. Je te souhaite une belle course, des larmes de bonheur surtout, des heures à refaire le monde, de la beauté sous le regard, de chouettes souvenirs... Tout ce qui te donnera envie de re-signer. Stéphanie Ferrier

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