ma motivation mes pensées positives pour ne plus douter



Liste des choses dont je suis fière :

- Courir (parce que ça fait mal que je n'aime pas cela que je ne suis pas douée, et qu'il m'a fallu de la persévérance pour y arriver). Que je l'ai fait pour que tu sois fière de moi, pour faire comme toi !!!! (je sais que tu n'aimes pas vraiment ça, mais c'est vrai)

- Muscu , ca fait mal, c'est pas simple faut être assidue... en prime pour le fait qu'il faut apprivoiser son image, se regarder... ça c'était pas évident pour moi, et qu'il faut parfois renoncer à vouloir plus, et faire juste)

- Ecrire, l'orthographe n'est pas une évidence pour moi, je l'ai beaucoup travaillé, je me suis exercée à écrire correctement.
- Lire, c'est vraiment une activité pour laquelle je n'ai aucun attrait, je m'y suis mise tard, uniquement pour parfaire mon orthographe et ensuite pour m'ouvrir

- Curiosité, je suis fière d'avoir réussi à garder cette appétence pour les choses nouvelles. Naturellement, je n'aime pas la nouveauté, elle ne m'attire pas, mais je me force à oser découvrir. J'en requiers une grande satisfaction ensuite mais les premiers pas ne sont pas faciles.

- Oser. Je suis fière de temps en temps, malgré toutes mes difficultés de ne pas prendre la tangente, de faire te confiance et d'oser vivre des choses que selon moi, il ne faudrait pas (t'aimer par exemple). J'ai encore la trouille mais je te laisse m'attraper.

- Ne pas grandir, je me force à ne pas devenir une grande avec des problèmes de grande... je veux garder ma spontanéité, ma légèreté parce que la vie est tellement plus belle que tu ne la prends pas au sérieux. et surtout, je ne veux pas me croire plus intelligente, mieux que quiconque. J'ai ''la chance'' d'avoir une tête qui fonctionne bien, je ne veux pas en faire une arrogance.



MA PLUS GROSSE FIERTE c'est celle là :

- Vivre, je suis très fière de ne pas être morte, d'avoir, pour le moment, survécu à la maladie. ça a été difficile. mourir, se donner la mort était plus simple, plus facile. J'aurai pu me laisser sombrer, couler doucement sans aucune difficulté. Un jour, j'ai décidé de m'en sortir, c'était le jour, où mon psychiatre m'a proposé que l'on fasse la demande pour l'allocation adulte handicapé. Ce jour là, je me suis rendue compte que j'étais seule, que je ne vivais pour personne d'autre que moi, que personne ne m'attendait nulle part.
J'ai tourné la page sur celle que j'avais été, j'ai fait le deuil de celle que je ne serai plus et j'ai accepté de devenir celle que je suis. Même si c'était mieux avant, même si la vie était plus sympa avant... j'ai l'avantage de vivre aujourd'hui, et surtout, j'ai des souvenirs magnifiques et je pense que je peux me fabriquer un futur pas mal.

J'ai accepté la maladie.

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